Sonia Rousseau, «naturophile» d’élite

Publié par Laurent le 10 octobre 2016

Il y a 20 ans, la championne de tir sportif troquait sa carabine contre un boîtier photo. Dans sa ligne de mire désormais ? Les merveilles du monde-sous-marin… Et l’Afrique qu’elle sillonne avec boulimie depuis ses premiers pas sur ce continent en 2006.

Si Sonia et son mari Florian se sont unis dans l’esprit sportif, partageant le goût de la performance et du défi, leur passion commune pour la nature en fait une paire de champions décidément bien assortis !

Plongée à Raja Ampat © Sonia Rousseau

Croisière plongée Iles Salomon

Croisière plongée Iles Salomon

 

 

 

 

Plus d’images de Sonia Rousseau sur Etendues-Sauvages.com

Depuis 1996 et un premier séjour en Nouvelle-Calédonie, ils n’ont de cesse d’explorer les eaux mirifiques du Pacifique, des Marquises aux Tuamotu, royaumes polynésiens de la faune pélagique, en passant par Uepi dans les îles Salomon, où la plongée comble les amateurs de «gros», mais pas que : «pour la macro, c’est le paradis» s’enthousiasme Sonia, «on y rencontre des hippocampes-pygmées, des poissons-crocodiles et une diversité incroyable de nudibranches de toutes formes aux couleurs insensées».

Plongée en Polynésie © Sonia RousseauC’est dans ces univers aquatiques si foisonnant de vies que la tireuse d’élite a trouvé de quoi satisfaire son regard aiguisé par des années d’entraînement au tir. Mais pas question de viser pour tirer, Sonia est une fiancée de la nature qu’elle respecte par-dessus tout.

Sa visée immortalise désormais ce que le monde porte de plus beau sous la surface des océans comme sur terre… «Depuis nos premiers pas sur ce continent en 2006, l’Afrique nous a conquis ! Tout comme le savoir-faire d’Etendues Sauvages» raconte-t-elle se souvenant de son premier contact avec l’agence : « A l’époque, nous voulions partir au Botswana. Nous avons fait des recherches sur le web et un seul voyagiste proposait la visite de la région de Makgadigadi. Nous avons donc pris contact avec l’agence afin d’en savoir plus…La conviction et l’engouement de notre interlocuteur ont fini de nous convaincre… c’était Etendues Sauvages».

Depuis, le couple a ses habitudes à l’agence dont il apprécie les itinéraires précurseurs, le sens de l’écoute et la passion qui mène aux échanges constructifs. «Ils ne se trompent jamais sur nos désirs et nous ont fait découvrir des pépites comme le Tok tokkie trail en Namibie, une randonnée itinérante de deux nuits à la belle étoile dans le désert».

De la Namibie, Sonia nous parle encore de ces paysages de légende admirés depuis la nacelle d’une montgolfière et de l’émotion très forte qu’elle avait ressentie, mais c’est au Kenya qu’elle a ses habitudes, au Kitcheche Bushcamp. «J’avais envisagé la Tanzanie, mais Laurent m’avait recommandé ce petit camp kenyan qui correspond exactement à ce que je recherchais : intime avec 6 tentes seulement, parfaitement adapté aux passionnés de photo animalière. Je me suis entichée des gros chats, sourit-t-elle et j’aime retrouver chaque année les animaux que j’ai identifiés, comme Scarface, le lion balafré, ou Fig la femelle léopard».

 

Safari au Kenya © Sonia RousseauSafari au Kenya © Sonia Rousseau

Safari au Kenya © Sonia Rousseau

 

 

 

 

 

Des guides attentifs et professionnels nous dénichent guépards et autres félins rares : «les paysages ne sont pas renversant dans la zone explorée mais la faune y est extra et toujours au rendez-vous».

Des envies futures ? «Florian aimerait faire le tour des îles du Pacifique et plonger aux îles Tonga ou Coco pour admirer les baleines à bosse et les concentrations de requins marteaux. Un projet que nous réaliserons sans doute un jour. Sinon, l’Afrique, encore et toujours… Avec parmi nos rêves éveillés, l’Ouganda pour l’observation des gorilles de montagne, ou encore le Zimbabwe».

Pour l’heure, Sonia a rendez-vous avec Scarface et Fig et ses émois kenyans qu’elle retrouvera fin novembre.

Retrouvez les images de Sonia sur son compte Instagram @soniaplongeur
Ou ses images de plongée aux Iles Salomon sur Etendues Sauvages.

 

 

Philippe Houpert, l’insatiable chasseur d’émotions

Publié par Laurent le 23 mai 2016

QVoyage au Chiliuand les enfants devenus grands volent de leurs propres ailes, il est temps de récolter les fruits d’une vie professionnelle rondement menée pour renouer avec ses passions. C’est ainsi que ce haut-marnais épris de nature sauvage et de photographie, profite d’une semi-retraite bien remplie ! L’Afrique, le Spitzberg ou plus récemment le Chili… En quelques années, Philippe Houpert a déjà réalisé bien des rêves, et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin !

A 25 ans, Philippe Houpert découvre la plongée sous-marine et avec elle, les merveilles cachées sous la surface des eaux. Dentelles de gorgones flottant au gré des courants, nuées de poissons multiformes et multicolores, et ce bleu profond qui semble aussi infini et insondable que l’espace au-dessus de nos têtes… « Face à tant de beauté, j’ai très vite eu envie de partager mes découvertes, c’est ainsi que je me suis mis à la photo» raconte Philippe. A l’époque, le jeune homme s’équipe en argentique pour sillonner les mers du globe et en capturer la magie. Une parenthèse de vie plus loin – le temps d’élever ses filles avec son épouse et d’assoir un petit empire dédié à la réparation d’appareils électro-ménagers – revoici Philippe sur les sentiers du monde !
Le numérique a remplacé les bonnes vieilles péloches mais la passion reste intacte.
Et quand arrive le temps de lever le pied côté professionnel, Philippe retrouve ses réflexes de baroudeur contemplatif et s’équipe de nouveaux boitiers numériques qu’il apprend à maitriser sous la houlette du photographe Christophe Courteau qui bientôt accompagne certains des voyages d’Etendues Sauvages. N’aimant rien mieux que de se retrouver seul ou presque dans la nature – un face-à-face avec le monde sauvage qu’il considère comme « essentiel au (bon) fonctionnement de l’esprit » – Philippe apprécie l’organisation des safaris et voyages proposés par l’agence : « toujours en petits groupes de 5 à 7 personnes maximum, et des programmes conçus par et pour des amoureux de la nature » explique-t-il avant d’ajouter « la garantie de partager des moments rares avec des personnes nourrissant la même passion que vous ».

Voyage au ZimbabweVoyage au Zimbabwe

 

 

 

 

 

 

 

En une dizaine d’années, Philippe aura retrouvé une de ses destinations favorites, l’Afrique du Sud, et découvert bien d’autres horizons : le Botswana et la magie du delta de l’Okavango, le Spitzberg et ses ours polaires, la Namibie et ses paysages enivrants, le Zimbabwe et ses promesses largement tenues… « Je garde un souvenir épique de cette pépite méconnue de l’Afrique Australe où nous avions pisté à pied un groupe d’éléphants que nous avions ensuite photographié, couchés sur le sol tandis que les pachydermes s’ébattaient à moins de 3 mètres de nous ! »

Plus récemment, et toujours en compagnie de Christophe Courteau, Philippe traquait le puma dans le parc national de Torres del Paine, au Chili : « nous avons eu le bonheur de l’apercevoir à de nombreuses reprises », s’enthousiasme-t-il encore. Des émotions rares ponctuant un itinéraire de 3 semaines qui, des illusions lunaires du désert d’Atacama aux beautés glacées de Patagonie, n’omettait aucun des trésors chiliens. Encore imprégné de ces visions exaltantes, Philippe vient de mettre en ligne les clichés de cette dernière aventure sur son site. On y lit dans la présentation, les raisons de ce partage : « participer à la préservation d’un avenir en perdition, à l’aide d’images qui fassent douter, qui fassent réfléchir, qui fassent espérer ». Une philosophie qui rejoint celle d’Etendues Sauvages et fait la pérennité du lien qui unit l’agence avec ses clients.

 

Voyage au SpitzbergVoyage au ChiliVoyage au Chili

 

 

 

 

 

Sa prochaine évasion ? « Ce sera à nouveau l’Afrique, en octobre avec mon épouse et mes filles à qui je souhaite faire découvrir le Kenya qui a vu naître le safari ».

Philippe évoque aussi pour 2017 un belle aventure programmée depuis deux ans déjà (« tant les places sont rares et chères ! ») en baie d’Hudson, le royaume canadien des derniers ours polaires

Retrouvez les images de Philippe Houpert sur son site internet :

http://www.photo-philippe-houpert.com/

 

 

Offre spéciale au Tsara Komba : Vols offerts !

Publié par Laurent le 11 mars 2016
Offre spéciale jusqu’au 14 juillet 2016 :
Nous vous offrons votre vol pour Tsara Komba !
Pour un séjour de 7 nuits sur place pour 2 personnes, nous vous offrons 1 billet d’avion au départ de Paris, plusieurs autres villes d’Europe et l’île de La Réunion.
Attention, cette offre est limitée aux 100 premières confirmations (voir les conditions).
Niché au cœur d’un époustouflant jardin botanique tropical, The Eden Garden, de plusieurs hectares, le Tsara Komba est composé de seulement huit lodges, adossés à une réserve naturelle privée exceptionnelle et sauvage, préservant l’intimité de ses hôtes.

 

Tsara Komba Lodge, Madagascar © G. PlanchenaultTsara Komba Lodge, Madagascar © G. Planchenault

Ici, votre esprit s’évade, vos sens s’éveillent.
Se ressourcer, découvrir, s’émerveiller, rêver, méditer, vivre sans horaires, être libre de ne rien faire … ou de nager, plonger, marcher, naviguer, pêcher…

Vous découvrirez l’île de Nosy Komba et l’archipel de Nosy Be avec les nombreuses activités ou escapades qui vous emmèneront en mer ou sur terre, à la rencontre de moments extraordinaires.Ambiance chic et décontractée dans ce superbe ecolodge de Madagascar, respect du rythme et du bien-être de chacun, symbiose parfaite avec la nature… telle est notre idée du luxe. Pour nous, elle se traduit aussi par des initiatives permanentes de développement durable, recherchant de façon bienveillante, l’équilibre entre l’économie, le social et l’environnement, en harmonie avec les populations locales.

 

Tsara Komba Lodge, MadagascarTsara Komba Lodge, Madagascar © G. Planchenault

Tsara Komba Lodge, c’est vivre une expérience unique, partout où vos yeux se posent, vous n’éprouverez que du bonheur.

Offre spéciale jusqu’au 14 juillet 2016
Tarifs à partir deen Lodge Ocean View de 90m2, en pension complète.
Au départ de l’Europe
Pour un séjour de 7 nuits sur place : 1.580 Euros TTC / personne
Pour un séjour de 14 nuits sur place : 2.980 Euros TTC / personne
Au départ de La Réunion
Pour un séjour de 4 nuits sur place : 970 Euros TTC / personne
Pour un séjour de 5 nuits sur place : 1.260 Euros TTC / personne
Pour un séjour de 7 nuits sur place : 1.580 Euros TTC / personne
  
Déduction faite de 1 ou 2 billets d’avion AR sur une occupation double.
Selon conditions. Non cumulable avec toute autre offre promotionnelle et non applicable sur les circuits à Madagascar.
Limitée aux 100 billets d’avion disponibles en classe économique avec Air France et Air Austral pour les vols intercontinentaux et Air Madagascar pour les vols régionaux, au prix moyen le plus bas au 10 mars 2016.
Pour plus d’informations, nous vous invitons à contacter directement Aurélie ou Camille, au 01 77 37 03 10 ou consulter le détail de ce séjour au Tsara Komba sur notre site internet.

 

À la rencontre des Orangs-Outans de Sumatra

Publié par Laurent le 21 janvier 2016

Sa part du rêve

Témoignage de Thierry Riols, photographe animalier

Thierry Riols

Thierry Riols

De ses nombreux voyages autour du monde Thierry Riols rapporte des clichés émouvants et pleins de vie.
Caviste dans le Luberon, ce passionné de photographie animalière a immortalisé des crocodiles en Ouganda, des ours bruns en Finlande, des martins pêcheurs au Kenya ou encore des gorilles de montagne au Rwanda.
Il revient tout juste de Sumatra, un voyage organisé par Etendues Sauvages.
Une expérience unique durant laquelle il a pu approcher et photographier des orangs-outans dans leur habitat naturel.

- Comment s’est passée la rencontre avec les orangs-outans ?

Ca a été l’expérience la plus forte de ce voyage. Nous avons pu en observer deux jours de suite, dans la jungle.
C’est un moment assez exceptionnel car les orangs outans sont des animaux difficilement observables. Ils sont assez solitaires et vivent dans des arbres qui vont jusqu’à 40 mètres de haut. Ce sont des animaux étonnants, qui se déplacent avec une agilité incroyable dans le réseau de branches de la jungle. Nous avons pu observer deux femelles, l’une avec un petit d’un mois et l’autre avec un petit de quatre mois, ainsi qu’un couple et un vieux mâle. Comme ce sont des animaux qui ont été remis en liberté après une période de captivité, ils sont moins farouches et plus faciles à photographier. Bien sûr, il a fallu s’adapter à l’environnement assez sombre, aux nombreuses branches et troncs qui cachent un peu la vue mais je suis très satisfait des photographies réalisées. C’était un plaisir de voir les animaux qui vaquent à leurs occupations habituelles. Nous avons assisté à un moment très touchant où une mère orang-outan prémâchait des fruits avant de les donner ensuite à manger à son bébé. Il y a toujours des émotions fortes dans ces moments là mais il faut rapidement les maîtriser pour faire de bonnes photos tout en restant attentif aux consignes du guide.

- Quelles sont les photographies que vous aimeriez faire ? 

J’aimerais pouvoir immortaliser des guépards en pleine course. Pendant des années j’ai cherché à observer des guépards. J’ai notamment fait plusieurs voyages en Namibie mais pour moi, ils ont été difficiles à trouver. Finalement j’ai pu en photographier en train de jouer, de boire, de s’occuper de leurs petits mais jamais en train de courir, alors que leur incroyable rapidité est l’une de leurs principales caractéristiques. Je ne cherche pas à photographier des animaux juste pour avoir de beaux clichés, j’aime les voir en action, dans leur habitat naturel.
Même chez moi, dans le Luberon, j’ai installé des mangeoires devant la maison pour observer les oiseaux. En quelque sorte, mes photos sont un témoignage pour les générations futures, sur la manière dont vivent les animaux, en particulier les espèces menacées.

- Quels sont vos prochains voyages ?

Avec mon épouse nous allons sûrement retourner au Costa Rica, où nous avions fait un très beau voyage. Il y a une grande variété d’oiseaux à photographier ainsi que de très nombreux volcans. L’année prochaine nous envisageons d’aller en Australie. Je commence d’ailleurs à me renseigner sur les animaux qui y vivent.
Je suis passionné de voyages et de photographies depuis ma jeunesse et je compte bien continuer encore très longtemps !


Orang outan Sumatra
Orang outan SumatraOrang outan Sumatra

Pour découvrir les photographies de Thierry Riols rendez-vous sur son site :

www.photo-thierry-riols.com

 

 

Les grands singes en Ouganda et au Rwanda, par Christophe Courteau

Publié par Laurent le 1 décembre 2015

Christophe Courteau a une connaissance de l’Afrique qui n’est plus à démontrer et il pourrait nous parler d’Ouganda, de Rwanda et des grands singes pendant des heures, en évoquant ses souvenirs de voyages. Voici quelques extraits choisis.

Quand êtes vous allé en Ouganda et au Rwanda pour la 1ère fois et combien de fois y êtes vous retourné depuis ?

Je suis allé au Rwanda pour la première fois en février 2005 et en Ouganda en avril 2006.
Très honnêtement, je ne sais plus combien de fois je suis retourné au Rwanda ou en Ouganda depuis, plus d’une dizaine de fois ça c’est sûr, et certaines années j’y suis allé plusieurs fois. Ne dit-on pas « quand on aime, on ne compte pas »…!

Votre expérience la plus marquante avec les chimpanzés à Kibale ?

Comme souvent, l’expérience la plus marquante avec les chimpanzés fût ma toute première rencontre. C’était un après-midi, juste après une petite pluie. Nous marchions en forêt depuis un moment et on approchait un groupe de chimpanzés qui avaient été repéré grâce à leurs cris. Mais d’après mes guides, ces cris étaient très inhabituels, très intenses, très nombreux.
Les chimpanzés étaient donc particulièrement excités et le faisaient savoir dans toute la forêt.
Nous nous sommes approchés, jusqu’à quelques mètres. Nous pouvions les entendre sans les voir, pourtant ils étaient bien là, tout près, on entendait leurs cris et même leur déplacement au sol, quand soudain j’ai aperçu mon premier chimpanzé dans une sorte de trouée de végétation.

Il était à une vingtaine de mètres seulement, il marchait au sol, et je ne le voyais pas très bien. Puis il s’est dressé, levé sur ses pattes arrières, a ramassé une branche qu’il a posé sur son épaule un peu comme une lance, il a avancé comme ça sur quelques pas en regardant au loin, puis il s’est laissé tomber au sol pour continuer à marcher, à quatre pattes.

La scène n’aura duré que quelques secondes seulement, mais cette vision ne m’a jamais quitté, car j’ai immédiatement fait le lien avec les images de ma jeunesse dans les livres sur les premiers hommes. C’est de loin une des rencontres les plus fascinantes de toute ma carrière de photographe animalier.
En fait, ce jour là, nous étions au beau milieu d’une bataille rangée entre deux clans de chimpanzés qui se disputaient un territoire.


Et pour les gorilles ?

Gorille des montagnes, Rwanda © Christophe Courteau

Gorille des montagnes, Rwanda © Christophe Courteau

Pour les gorilles, c’est différent. Bien sûr, le premier que l’on voit laisse un sacré souvenir. Depuis 10 ans, j’ai fait plus de cinquante trekkings pour voir les gorilles, j’ai donc vécu bon nombre de scènes mémorables. Mais indiscutablement, le moment qui m’a le plus marqué c’est quand un dos argenté, Akarevuro, le mâle dominant du clan Kwitonda, a chargé et m’a propulsé dans la végétation alors que je le prenais en photo au grand angle. Je n’ai même pas eu le temps de dire ouf qu’il était déjà passé derrière moi !

Les photos prises ce jour-là ont fait le tour du monde, car un dos argenté qui charge, c’est toujours extrêmement impressionnant, bien que les gorilles soient inoffensifs.

 

Pour vous, quel est le meilleur site pour observer et surtout photographier les gorilles des montagnes ?

Gorille des montagnes, Rwanda © Christophe Courteau

Je suis allé photographier les gorilles au Rwanda dans le Parc National des Volcans, au Congo dans le Parc National des Virunga et en Ouganda dans la Forêt Impénétrable de Bwindi. Toutes ces expériences sont fantastiques, mais c’est définitivement au Rwanda que l’on peut le mieux observer et photographier les gorilles de montagne.

Les groupes que l’on peut visiter sont nombreux, la logistique déployée par les équipes du Parc National est vraiment très professionnelle, très sérieuse. D’ailleurs les résultats sont là, la politique de conservation mise en place par le Rwanda porte ses fruits, car depuis mon premier voyage où les gorilles n’était que 500 environ, aujourd’hui, on en compte 880.
On peut dire que c’est une sacrée belle réussite !


Trois conseils pour ne pas rater vos photos de gorilles et de chimpanzés ?

Gorille des montagnes, Rwanda © Christophe Courteau

Photographier les gorilles au Rwanda © Christophe Courteau

Le premier conseil, c’est de partir en bonne forme physique. Car l’approche n’est pas simple, pour les gorilles, ils ne s’appellent pas gorilles de montagne pour rien… et pour les chimpanzés, même si le dénivelé est moindre, ils se déplacent beaucoup dans la forêt dense, il faut donc pouvoir les suivre.

Ensuite, il faut un équipement photographique solide, simple et léger. Il ne faut pas s’encombrer de gros téléobjectifs pour les gorilles que l’on approche assez près. En règle générale, un zoom grand angle sur un premier boitier, et un zoom de type 70-200 sur un deuxième boitier vous permettent de couvrir pratiquement toutes les situations.

Concernant les chimpanzés, c’est différent. Les distances de prise de vue peuvent être assez longues et dans ce cas, un long télé ou un zoom de type 500 mm ou 200-400 mm sera nécessaire. Le monopode est très utile dans ce cas car la forêt est sombre.
Enfin, il vaut mieux privilégier les appareils photo qui permettent de monter assez haut en sensibilité, ce que les boitiers récents savent très bien faire.
Des images à 4000 ISO ne sont pas rares dans la forêt de Kibalé, surtout s’il on veut capter des comportements avec de l’action.

 

Christophe Courteau est biologiste, naturaliste et géographe de formation.
En 1995, après quelque temps passé au sein d’un institut de recherche appliquée pour l’agriculture et l’environnement, il arrête tout et décide de faire de sa passion d’enfance, la photo animalière, son métier. Il devient très vite photographe professionnel.

© Kyriakos Kaziras

© Kyriakos Kaziras

Depuis, Christophe n’a cessé de parcourir la planète pour photographier le monde animal dans sa beauté et sa diversité.
Mais il ne photographie pas uniquement ce que la nature a de plus beau à nous offrir. Christophe nous montre aussi une autre réalité : la plupart des créatures et des paysages sauvages qui nous ont tant fait rêver sont fragiles et sont maintenant directement menacés par les activités humaines modernes…

Outre sa passion pour les espaces sauvages, Christophe travaille également sur les liens étroits qui unissent les populations traditionnelles et leur environnement.
Depuis 20 ans qu’il est professionnel, Christophe est également guide accompagnateur et organisateur de voyages photographiques en Afrique comme dans le monde entier. A ce titre, il collabore avec Etendues Sauvages depuis 2008.

Les images de Christophe Courteau ont été primées dans de nombreux concours photo internationaux, notamment celui du prestigieux « BBC Wildlife Photographer of the Year » ou en France, celui du Festival International de la Photographie Animalière de Montier-en-Der, mais surtout, son travail a été publié par les plus grands magazines et journaux.

De Paris Match ou le Figaro magazine en France, en passant par le célèbre National Geographic américain ou BBC Wildlife anglais, ses images (et les histoires qu’elles racontent) ont souvent fait le tour du monde, notamment son travail sur les lycaons ou sur les gorilles de montagne.

Découvrez ses images sur son site internet.

Quelques exemples de voyages conçus par Etendues Sauvages et qu’il accompagne.

Et son dernier film donnant un aperçu des voyages photographiques que nous concevons ensemble