Je me rappelle, quand j’étais enfant, avoir souvent entendu dire par les « vieux » qu’une folie climatique (canicule, grand froid, tempête) – même sans être extrême – était certainement due aux Spoutniks russes qui orbitaient au-dessus de nous. Aujourd’hui l’émission trop importante de gaz à effet de serre est le facteur principalement dénoncé pour être responsable de tout ce qui peut nous arriver.
Étrange comportement que celui de l’homme de devoir toujours trouver un fautif, voire coupable, pour expliquer les phénomènes qui le perturbent. Il est vrai qu’accuser, c’est finalement se rassurer. Identifier un présumé coupable c’est par la même occasion se disculper. Ce n’est pas moi, c’est…
Bref ! Tout cela nous éloigne de la question posée précédemment « Que faire par grand froid ? ».
Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de décider de quelle manière nous allons occuper notre après-midi de dimanche, savoir si nous allons aller rendre visite à la grande-tante-du-côté-de-maman-qui-est-seule-dans-sa-maison ou si nous allons enfin apprendre à jouer au KiCestKiaDisCa. Non, ce serait plutôt de savoir comment faire pour supporter un peu mieux, moralement ou physiquement, les morsures glaciales de l’hiver.
1. Certains prôneront la posture écocitoyenne (de base et de bon sens).
Sachant que la consommation d’électricité augmente fortement quand la température extérieure est très froide, sachant que pour répondre à cette importante demande des moyens complémentaires de production d’électricité sont activés mais qu’ils sont fortement émetteurs de CO2, sachant qu’il faut échapper aux coupures dramatiques d’électricité, il est donc nécessaire d’agir individuellement pour modérer notre consommation en appliquant des gestes simples :
- ne chauffer que les pièces nécessaires
- de même n’éclairer que les endroits nécessaires
- éviter de trop chauffer
- éviter de mettre en marche les appareils domestiques en période de pic (17h-20h)
- laisser les volets fermés la nuit et en cas d’absence
Bien. Très bien.
2. D’autres appliqueront toutes ces mesures simplement en partant de chez eux…et en s’envolant vers d’autres latitudes plus clémentes !
Bénéfices immédiats garantis. Nul besoin de chauffer ni d’éclairer une maison vide, donc pas de consommation d’énergie. En revanche, pleine possibilité de profiter de l’énergie solaire d’hiver captée hors de France pour revigorer nos muscles rafraîchis, hâler notre teint blafard, faire le plein de lumière (capital ça, la luminothérapie), prendre des bains chauds (important ça, le thermalisme), du coup avoir le moral (fondamentale ça, être positif) ce qui rend notre entourage plus heureux…et le bonheur ça n’a pas de prix !
Bien sûr des soleils d’hiver aussi bénéfiques ne se retrouvent pas n’importe où.
Alors, rien que pour vous et pour commencer votre programme de soins intensifs, voici une sélection éprouvée :
- Contempler les fabuleux paysages des fynbos, ces extraordinaires formations végétales naturelles qui explosent de vie dans le royaume floral du Cap, en Afrique du Sud.
- Emprunter la Sea to Sky Highway, route blanche et mythique pour aller skier dans la poudreuse de la station de Whistler, en Colombie britannique au Canada.
- Visiter les églises classées au Patrimoine de l’Humanité et les maisons multicolores sur pilotis de l’île Chiloé au Chili.
- Chercher un trésor sur l’île Cocos, « l’émeraude du Pacifique », au Costa Rica.
- Accompagner Alain Pons en Inde pour photographier sa majesté le Tigre dans les parcs de Bandhavgarh et de Ranthambore.
- Plonger dans les eaux turquoises de la plage du Tsara Komba Lodge à Madagascar.
- Suivre la Grande Migration dans le sud du Serengeti en Tanzanie.
- Me perdre dans l’enchevêtrement aquatique du delta de l’Orenoque au Venezuela.
Voyons voir…
Cela fait 8 destinations sur 12 mois. Le plus dur cela sera de tenir (toutes !) ces résolutions…
Les mois qui restent sont sacrés : je les réserve pour voyager avec les enfants !…
Elle a parcouru les rides désertiques de l’Atacama, foulé les terres de légendes de la Terre de feu, plongé dans les eaux turquoises de Los Roques, gravi les marches du Machu Picchu, traversé le territoire du Chiapas, caressé les baleines en Basse Californie, escaladé les flancs glacés de Patagonie, savouré les rives chaudes de Samana, arpenté les chemins de Torres del Paine, goûté à la saveur du lac Atitlán, pénétré les forêts humides du Monteverde, admiré Rio de Janeiro, poursuivi le jaguar dans le Pantanal…pour finalement poser ses carnets de voyages sur les bancs de Etendues-Sauvages en ce début d’année !
Ce globe-trotter intrépide qui excelle dans l’art de ne pas voyager comme tout le monde, fervent défenseur de la découverte de l’inconnu, admirateur des territoires vierges et des rencontres humaines, c’est Rachel, notre spécialiste – vous l’aurez compris – de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud.
Elle est d’ores et déjà à l’écoute de tous ceux qui voudraient parcourir ces contrées latines pour leur concocter un voyage dont elle seule a le secret !
Le dernier géant de l’air, l’Airbus A380, vient de prendre son premier envol commercial sous les couleurs d’Air France le 21 novembre 2009.
Répondant à l’encombrement toujours plus important des aéroports et aux difficultés croissantes rencontrées dans les grandes – et pénibles – plateformes de correspondance (hubs), ce Super Jumbo est ainsi devenu le plus gros avion civil après quelques illustres ainés.
Le Spruce Goose d'Howard Hugues
Le porteur Antonov an 225
On se souvient tous de la folie d’Howard Hugues et de son Spruce Goose, un hydravion géant dont les ailes mesuraient près de 100 mètres d’envergure et qui ne pris les airs qu’une seule fois ou de l’Antonov, un avion de transport russe très gros porteur, encore en service aujourd’hui.
L’A380 est l’avion d’une nouvelle génération, l’appareil de tous les superlatifs : le plus gros avion de ligne civil, plus de 73 mètres de long, une envergure de près de 80m pour 8 étages de haut, un rayon d’action de plus de 15 000 km, un bilan énergétique et écologique qui fait pâlir n’importe quel autre avion, plus de 500 passagers – voire 850 selon les versions – qui peuvent visionner leur film préféré, chatter entre eux ou regarder sur leur écran les images du décollage envoyées par les caméras installées sur le fuselage, le tout dans un confort et un silence remarquables.
Seules 4 compagnies aériennes disposent aujourd’hui de ce petit bijou de l’aéronautique : Emirates, Qantas, Singapore Airlines et Air France qui permettent de désservir actuellement l’Amérique du nord, certains pays d’Asie, les Emirates, l’Australie, la Nouvelle Zélande.
Il nous faudra patienter jusqu’en février 2010 pour qu’Air France désserve l’Afrique du sud.
Maintenant, si la promiscuité vous dérange tant que cela, si vous désepérez de pouvoir caser vos jambes interminables, si vous ne voulez plus jouer du coude avec votre pipelette de voisine, vous pouvez acquérir l’A380 en version Palace…si vous disposez de la modique somme de 325 millions de dollars, bien sûr.
Cliquez sur la photo pour avoir une vue à 360° du cockpit de l'A380
PS : au passage n’hésitez pas à découvrir les extraordinaires photos panoramiques de Venise réalisées par Gilles Vidal.
C’est toujours un plaisir immense que de visiter les principales réserves d’Inde, et notamment les étendues sauvages de Bandhavgarh et de Ranthambore, royaumes de ce fabuleux félin rayé qu’est le tigre.
Symbole national incontournable, le tigre est omniprésent dans la culture indienne. Aucune autre culture au monde n’a élaboré un tel rapport à la nature et aux animaux à tel point que les premières réserves naturelles indiennes dates du… 4ème siècle av. J.-C. du fait de l’Empereur Ashoka. Animal chasseur par excellence et donc symbole référent de la caste guerrière, le tigre évoque l’énergie, la puissance et la férocité mais aussi dans la religion bouddhiste, la foi, l’effort spirituel.
La fascination qu’exerce cet animal, fauve énigmatique, effrayant et sublime à la fois, est paradoxalement, l’une des raisons majeures de la chasse intensive qui a décimé l’espèce. De plus de 40 000 individus en Inde il y a un siècle ses effectifs sont passés à moins de 2 000 avant qu’Indira Gandhi ne mette en place le premier Project Tiger en déclarant l’espèce protégée en 1973. A cette époque le ministère de l’Environnement estimera que « le tigre est un symbole de la vie sauvage et du bon fonctionnement de l’écosystème donc le sauver est crucial pour la survie de l’homme ». Si le décompte officiel indien recense aujourd’hui un peu plus de 1 500 individus, certains organismes de protection de la nature seraient plus alarmistes et avanceraient le chiffre de 800 tigres !
Avancée démographique, industrialisation massive, agriculture intensive sont autant d’éléments qui rendent délicate la protection actuelle du tigre. Les animaux étendent leur territoire pour survivre et les villageois s’enfoncent dans la forêt pour subvenir aux besoins d’une population en hausse. Or ce territoire est historiquement et culturellement un territoire partagé entre l’homme et la nature. Il s’agit donc plus, d’un point de vue indien, d’un problème de définition de l’espace, occupé conjointement par l’homme et le tigre plutôt qu’un problème de surpopulation humaine.
Gageons que dans les années à venir une redéfinition d’un nouveau Project Tiger soit mise à l’étude et que des solutions, portant un regard plus holistique sur cette problématique, sauront être élaborées et approuvées par l’ensemble des communautés.