Les baleines, stars d’Océans

Il est de ces lieux épars sur la planète qui avec vigueur et espoir tentent de se protéger de toute adversité.
Il est de ces lieux où le temps semble s’être arrêté, suspendu comme par magie par on ne sait quel artifice facétieux.
Il est de ces lieux où l’homme y demeure l’animal le plus curieux, un drôle de bipède aux yeux de la faune locale, souvent endémique.
Il est de ces lieux qui semblent être la mémoire vivante de la Terre, de véritables sanctuaires, sensibles, fragiles mais déterminés à préserver la beauté originelle de notre planète. La vie.

Il est de ces lieux que l’on découvre avec bonheur dans le film de Jacques Perrin, Océans.


Comme au nord de l’Arctique avec la petite île de Coburg ou avec les îles Cocos au large du Costa Rica ou bien encore avec l’île Ferdinanda à l’extrême ouest des Galapagos ou bien encore avec l’île de Coronados dans la mer de Cortez, l’île Socorro au large du Mexique, l’île Rurutu en Polynésie française, l’île Sainte Marie proche de Madagascar…

Autant de lieux intimes où se pressent des animaux épris d’une liberté qu’on leur envie.
Aigles, cormorans, iguanes marins, phoques, otaries, morses, araignées de mer, poissons de toutes espèces, ours polaires, requins en tout genre, tortues et raies de toutes tailles.

Pure sensation. Pure émotion.

Mais la star du film, la vedette incontestée, demeure la baleine.
Baleine bleue, rorqual de Bryde, baleine à bosse. Nageant, sautant, parlant, cajôlant, jouant, ces monstres marins, les plus gros animaux que la Terre n’ait jamais portés, éclairent de leur puissance, de leur fluidité, de leur douceur et de leur élégance la nuit des océans.
Dans ce film, les baleines y sont filmées de main de maître par des techniciens avides d’accompagner leur mouvement, désireux d’escorter la dynamique de leurs déplacements, conscients et gourmands de ce contact privilégié, peu scrupuleux du temps qui passe et s’efface en leur compagnie.

Profitons sans relâche de ces instants trop rares où l’animal se livre en toute innocence et avec envie, jusqu’à ne plus être considéré par l’homme qui le filme ou le regarde comme un animal mais bien comme un compagnon de jeu encore méconnu, un voisin d’élément différent, un habitant à part entière d’une planète commune.

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