La photographie en safari

Nous donnons ces conseils à ceux qui souhaitent partir en safari avec leur propre véhicule, sans guide (chose tout à fait possible dans le Kruger Park par exemple).

La façon de découvrir et d’observer la faune dépend en grande partie de la saison :

– durant la période sèche et à partir du début de l’après midi, restez près des points d’eau importants qui subsistent. Soyez patients, très patients, et vous serez certainement récompensés pour votre attente. La majorité des animaux viennent boire les uns après les autres. Bien sûr, vous aurez plus de chance de voir des herbivores que des prédateurs, mais comme les uns suivent souvent les autres…
– pendant ou juste après la saison des pluies (durant l’été, ou au début de l’hiver pour l’Afrique australe), inutile de rester vers les points d’eau, ils sont trop nombreux et les animaux restent dispersés dans le bush. A cette saison, les animaux sont beaucoup plus difficiles à voir et leur dispersion rend cette observation encore plus hasardeuse.

Il existe néanmoins quelques règles à respecter pour mettre toutes les chances de votre coté :

– soyez patient et apprenez à observer le comportement animal. Une attitude inhabituelle d’un herbivore est quelquefois le signe qu’un prédateur n’est pas loin.
– roulez doucement : au-dessus de 20-25 Km/h vous n’avez pratiquement aucune chance de voir un animal masqué par le bush (on ne s’improvise pas tracker en deux jours !).
– ne fixez pas un endroit en particulier mais faites plutôt circuler votre regard de gauche à droite. Plus la surface couverte et importante et plus vous avez de chance d’apercevoir quelque chose, même furtivement.
– faites un minimum de bruit et écoutez la nature. Outre le fait qu’il n’y a rien de plus relaxant pour vos nerfs, entendre quelque chose permet souvent d’identifier ce que l’on ne voit pas encore.

Matériel Photographique:

Voici une courte liste de l’équipement de base pour photographier lors d’un safari africain :

Piège n°1 : la poussière.
N’ouvrez jamais votre boîtier pour changer un objectif sans être à l’arrêt et en vous protégeant de la poussière.
Le capteur est un vrai aimant et les mécanismes ou logiciels anti-poussières trouvent vite leurs limites.

– Boîtier reflex
– Objectif 200 ou 300mm minimum (500 étant l’idéal) + un éventuel convertisseur x 1,4 si votre objectif est assez lumineux et de bonne facture
– Objectif 70-200mm pour des plans plus larges et un grand angle de 20mm pour les paysages
– Filtre anti-UV ou de protection
– Beaucoup d’espace sur vos cartes mémoire (surtout si c’est votre premier safari)
– Des batteries rechargeables (prévoyez le chargeur et l’adaptateur adéquat)
– Si vous êtes en bivouac, sans électricité : le matériel nécessaire pour recharger vos batteries (solaire, adaptateur pour allume-cigare…)

Accessoires
– Beanbag pour poser votre objectif sur le bord de la fenêtre ou monopode
– Sac étanche à la poussière et résistant aux chocs pour protéger le matériel photographique dans les voitures et 4×4
– Petites pochettes pour protéger vos cartes mémoire
– Chiffons légèrement humides pour essuyer la poussière et protéger les objectifs
– Brosse à soufflet pour enlever la poussière des lentilles
– Jumelles (lumineuses)