Animaux de légende

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Requin Baleine en Afrique du Sud

29 septembre 2011

J’en rêve !
C’était la semaine dernière au Thonga Beach Lodge, sur la côte de l’Océan Indien en Afrique du Sud.

Cette charmante petite bête est le plus grand poisson du monde et peut faire  8 / 10 mètres  de long (voire plus ) et la gueule ouverte plus de 1,5m de large ! De quoi croquer un plongeur…
Mais le requin baleine est totalement inoffensif et ne croque que du plancton et c’est plus lui qui est menacé par l’homme que l’inverse.

Lodge de charme réputé, le Thonga Beach intègre également un club de plongée proposant des sorties en mer. Et septembre est une très bonne saison pour observer les requins baleines, de passage au large des côtes du Kwazulu Natal.

Une étape incontournable lors d’un voyage en Afrique du Sud passant par le Kwazulu Natal.

 

Cela vous dirait d’acheter un éléphant ?

29 juin 2010

Plutôt saugrenue comme question, non ?
Mais attention, pas une petite et ridicule statue en bois ou en tout autre matériau. Un, bien en chair et puissamment vivant !

Et bien figurez-vous que cela est possible. A condition bien sûr que vous vous trouviez en Inde et plus précisément dans l’état du Bihar, au moment de la grande foire de Sonepur, la Sonepur Mela.

C’est une immense foire réservée aux marchands indiens. Considérée comme le plus grand marché aux bestiaux du monde, l’exotisme y est l’attraction principale. Le spectacle vaut le détour pour un étranger qui voyage dans la région. Notez plutôt : perroquets, singes, chevaux, s’entre-mêlent et se croisent dans les allées avec les buffles, chameaux et autres…éléphants !
A Sonepur on vient choisir son éléphant comme on choisit un ami, pour la vie entière.

Les chevaux rivalisent de beauté et d’allure en de petites courses organisées, les charmeurs de serpents sonorisent les lieux, les cornacs décorent les éléphants à vendre, les marchands étalent leur habits traditionnels, bijoux et autres objets décoratifs, les danseurs folkloriques virevoltent en tous lieux, le tout au milieu d’une foule colorée et plurielle.

La ferveur est aussi présente car Sonepur est un important lieu de pélerinage de l’Inde qui attire de nombreux hindous qui se baignent dans les eaux du Gange. Un hommage à Vishnu qui arrêta la bataille entre le roi de la jungle – l’éléphant – et le roi des eaux – le crocodile – en aidant l’éléphant.

Profitez-en car tout souhait prononcé en ces lieux est alors exhaucé.

J’ai vu le dragon dans la baie de Ha Long, Viet Nam

1 juin 2010

Réaliser un de ses vieux rêves d’enfant ne se fait pas, en général, en un jour.
En ce qui me concerne, j’ai du être patient et attendre de trop longues années pour pouvoir enfin naviguer dans la baie de Ha Long au Viet Nam.
Je ne sais pas de quelle étrange manière j’ai été imprégné de ce doux rêve. Je n’ai – je n’avais – ni attache ni attirance particulière avec les contrées et les cultures du soleil levant.
Non, je pencherais plutôt pour une révélation lors du visionnage du célèbre film de James Bond, « L’homme au pistolet d’or », qui m’avait dévoilé ces beautés naturelles…et la belle Mary Goodnight ! Hum, j’avais 12 ans à l’époque.
Depuis ces images ne m’ont plus quitté.
Et je suis donc allé à leur rencontre.


Après un trajet d’environ trois heures depuis Hanoi – j’oublie rapidement la pause marchande touristique – j’ai atteint la Baie de Ha Long.
Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, dans le golfe du Tonkin, elle a la particularité d’offrire des paysages karstiques extraordinaires. D’innombrables pitons rocheux, sont plantés là comme par enchantement. D’ailleurs, certaines légendes racontent qu’un dragon serait descendu sur la mer et aurait entaillé une montagne avec sa queue, créant ainsi ces rochers creusés de grottes, couverts de végétation et qui débouchent parfois sur de mystérieux lacs intérieurs qui se referment à marée haute.

Bref, une fois monté à bord de la magnifique jonque traditionnelle, j’ai fait connaissance avec les membres d’équipage qui s’avèrent plus nombreux que les passagers, hospitalité vietnamienne oblige !
Le vent trop fort empêche les grandes voiles oranges d’être déployées quand nous approchons de la première île – Gom ou Ga je ne me rappelle plus. Alors quand on nous a proposé de faire un tour de kayak entre les rochers par cette mer grise et mouvante, j’étais à la fois tendu mais indubitablement excité par l’aventure !

Sur la voie qui nous mène à la grotte Hang Sung Sot, le bateau s’est arrêté près d’un village flottant de pêcheurs. Etrange population que ces hommes et femmes qui demeurent sur ces pilotis toute leur vie. Plutôt insolite ce mode de vie, préservé depuis la nuit des temps, qui consiste à demeurer constamment entre deux mondes sans jamais y pénétrer vraiment. Vraiment charmants tous ces enfants, au regard rieur, aux gestes habiles, véritables funambules sur ces bouts de bois flottants.

Les îles (Coq, Tête d’Homme, Con Coc) toutes plus belles les unes que les autres et les grottes (Me Cung, Luon, Hang Trong, Hang Trinh Nu) se sont succédées durant ces deux jours. Mais nous avons soigneusement évité la masse de touristes à celle de Koh Pannyi (l’île des Gitans de la Mer), célèbre pour son village lacustre protégé par un majestueux rocher monolithique et à l’île de Koh Pinggan (l’île de James Bond). Damned ! Je ne foulerais pas le sable de mon idole d’enfance, snif !

En revanche, j’ai pu profiter de la sérénité et du calme de notre jonque, sillonnant tranquillement la baie de Ha Long à la recherche de plages paradisiaques, à l’ombre des falaises abruptes qui se dressent hors de l’émeraude des eau.

C’est drôle, mais durant ce parcours nautique, j’ai toujours eu la sensation de la présence de ce dragon, l’impression qu’il pouvait surgir à chaque instant de derrière ces rochers et fouetter l’eau, la roche et la végétation de sa queue.
Et moi j’aurais été emporté par une vague géante et je me serais échoué pour le restant de ma vie sur une de ces plages idylliques du Viet Nam

Merci James Bond !

La femme qui épousa un lion, conte du Botswana

19 mai 2010

La femme qui épousa un lion est un recueil de 33 contes du Zimbabwe et du Botswana, recueillis par Alexander McCall Smith.

Dans ces histoires, on croise un aveugle qui voit mieux que tout le monde, des enfants de cire, un oiseau qui donne du lait sucré, un animal inconnu et une tante qui ne fait que crier.
On y voit des jeunes hommes très braves et des jeunes filles très belles, des chefs très sages et des hommes très égoïstes.
On y apprend pourquoi éléphants et hyènes vivent loin des hommes et pourquoi les babouins vivent en petits groupes.

Mais il y a bien plus que cela : ces histoires nous donnent accès à un monde insaisissable et exotique, à une fascinante vision des choses, une vision africaine traditionnelle dans laquelle les frontières entre monde animal et monde humain sont indistinctes.

Nous ne dominons pas la nature, nous lui appartenons.

Avec l’humour et la tendresse qui caractérisent la plume d’Alexander McCall Smith, c’est toute la magie et la générosité de la savane africaine qui reviennent au fil des pages.
« Tout à coup, la tristesse s’envole et l’on sent de nouveau son cœur déborder ».

Ecrivain célèbre dans le monde entier grâce aux aventures de Mma Precious Ramotswe, première femme détective du Botswana, Alexander McCall Smith raconte depuis de nombreuses années la beauté et la poésie de l’Afrique australe et de ses habitants.

Livres africains
Bientôt seuls au monde

La sagesse africaine en 1 (drôle de) leçon ! Afrique du sud

18 mai 2010

« C’est au bout de la vieille corde qu’on tisse la nouvelle. » Proverbe africain.

Une riche dame décide d’aller faire un safari photo en Afrique du sud.
Elle emmène son fidèle et vieux chien Alex pour qu’il lui tienne compagnie.
Un jour, Alex part fébrilement découvrir les vastes étendues sauvages. Mais bien vite, et même si ses pauvres pattes ne l’ont pas porté très loin, il s’aperçoit qu’il s’est perdu.

Errant au hasard en tentant de retrouver son chemin, il voit un jeune léopard courir vers lui à vive allure avec l’intention visible de faire un bon repas. Le vieux chien pense : « C’est bien mon jour de chance ! A peine débarqué en Afrique, je vais mourir sans en avoir pu découvrir toutes ses merveilles. C’est trop bête ! »
Remarquant alors les os d’une vieille carcasse de gazelle qui blanchissent à proximité, il se met aussitôt à les mâcher avec vigueur et rage en tournant le dos au léopard qui approche.

Quand celui-ci est sur le point de lui sauter dessus, Alex s’exclame haut et fort : « Hé bien, ce léopard était vraiment excellent ! Je me demande s’il y en a d’autres par ici ? »

En entendant cela, le léopard interrompt son attaque en plein élan; il regarde Alex avec effroi et s’enfuit apeuré dans la savane sans demander son reste. « Ouf! », soupire-t-il, « C’était tout juste ! Ce vieux chien a bien failli m’avoir ! »
Cependant, un singe qui avait observé toute la scène d’une branche d’acacia à proximité, se dit qu’il pourrait mettre à profit ce qu’il sait et obtenir la protection du léopard. Il part donc le rattraper mais Alex, le voyant courir à toute vitesse, réalise que quelque chose doit se tramer.

Le singe rattrape le léopard, lui dévoile le pot aux roses et lui propose son aide. Le jeune léopard est furieux d’avoir été trompé : « Viens ici le singe, grimpe sur mon dos et tu vas voir ce qui va arriver à ce petit malin ! »
Le vieux chien voit le léopard accourir avec le singe sur son dos et s’inquiète : « Que vais-je faire maintenant ? »

Mais au lieu de s’enfuir, Alex s’assied dos à ses agresseurs, faisant semblant une fois de plus de ne pas les avoir vus et juste au moment où ils arrivent à portée de voix, il s’exclame :
« Où est donc ce foutu singe ? Ça fait une heure que je l’ai envoyé me chercher un autre léopard !

Morale de cette histoire : L’âge et la ruse arriveront toujours à triompher de la jeunesse et de la force ! L’astuce et l’esprit viennent seulement avec l’âge et l’expérience.

« Si un animal vous dit qu’il peut parler, il ment probablement. » Proverbe africain

NamibRand Nature Reserve et Wolwedans, en Namibie
Et si vous preniez un bain… à Selous, Tanzanie
En direct du Masaï Mara
Fourrure de félins, saurez-vous les reconnaître ?

Les baleines, stars d’Océans

24 février 2010

Il est de ces lieux épars sur la planète qui avec vigueur et espoir tentent de se protéger de toute adversité.
Il est de ces lieux où le temps semble s’être arrêté, suspendu comme par magie par on ne sait quel artifice facétieux.
Il est de ces lieux où l’homme y demeure l’animal le plus curieux, un drôle de bipède aux yeux de la faune locale, souvent endémique.
Il est de ces lieux qui semblent être la mémoire vivante de la Terre, de véritables sanctuaires, sensibles, fragiles mais déterminés à préserver la beauté originelle de notre planète. La vie.

Il est de ces lieux que l’on découvre avec bonheur dans le film de Jacques Perrin, Océans.


Comme au nord de l’Arctique avec la petite île de Coburg ou avec les îles Cocos au large du Costa Rica ou bien encore avec l’île Ferdinanda à l’extrême ouest des Galapagos ou bien encore avec l’île de Coronados dans la mer de Cortez, l’île Socorro au large du Mexique, l’île Rurutu en Polynésie française, l’île Sainte Marie proche de Madagascar…

Autant de lieux intimes où se pressent des animaux épris d’une liberté qu’on leur envie.
Aigles, cormorans, iguanes marins, phoques, otaries, morses, araignées de mer, poissons de toutes espèces, ours polaires, requins en tout genre, tortues et raies de toutes tailles.

Pure sensation. Pure émotion.

Mais la star du film, la vedette incontestée, demeure la baleine.
Baleine bleue, rorqual de Bryde, baleine à bosse. Nageant, sautant, parlant, cajôlant, jouant, ces monstres marins, les plus gros animaux que la Terre n’ait jamais portés, éclairent de leur puissance, de leur fluidité, de leur douceur et de leur élégance la nuit des océans.
Dans ce film, les baleines y sont filmées de main de maître par des techniciens avides d’accompagner leur mouvement, désireux d’escorter la dynamique de leurs déplacements, conscients et gourmands de ce contact privilégié, peu scrupuleux du temps qui passe et s’efface en leur compagnie.

Profitons sans relâche de ces instants trop rares où l’animal se livre en toute innocence et avec envie, jusqu’à ne plus être considéré par l’homme qui le filme ou le regarde comme un animal mais bien comme un compagnon de jeu encore méconnu, un voisin d’élément différent, un habitant à part entière d’une planète commune.

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Sur les traces du Jaguar du Pantanal, Brésil
Rencontre en Inde avec sa majesté le tigre

Sur les traces du Jaguar du Pantanal, Brésil

22 février 2010

Tous ceux qui sont un jour partis explorer le Pantanal, cette fabuleuse zone humide bréslienne submergée par d’incessants méandres, ont pu se laisser envahir d’émotion devant le ballet insolent des loutres géantes, la beauté colorée et sonore de l’ara hyacinthe, la chasse sauvage des caïmans yacaré, le vol trépidant de l’oiseau-mouche ou devant les facéties des si familiers singes capucins.

Mais si les yeux des explorateurs demeurent écarquillés devant tant de beautés réunies en un seul lieu, ils restent néanmoins à l’affût en un mouvement incessant, scrutant frénétiquement chaque recoin de l’immensité verte et aquatique qui se presse devant eux, appeurés à l’idée de rater la découverte la plus fabuleuse du siècle, effrayés à l’idée de manquer La rencontre.

La rencontre avec le jaguar.

Même furtive, rapide, distante, cette rencontre doit avoir lieu. Il ne peut en être autrement.
Venir ici, en ces lieux magiques mais retranchés, sancutaire incroyable d’une faune et d’une flore époustouflantes et protégées, et ne pas voir – on se contente d’un « apercevoir » – sa majesté jaguar serait une pure gabegie, tant le seigneur de ces lieux, l’emblème du Pantanal, l’animal mythique de nombreuses civilisations, rivalise de puissance, de force et d’élégance…

…Mais aussi beaucoup de discrétion ! Alors patience…

Pour les autres , quelques images du dernier film de Ronan Fournier.

Jaguar et faune du Pantanal
Brésil, partez sur les traces du Marsupilami…
Fourrure de félins, saurez-vous les reconnaître ?
Rencontre en Inde avec sa majesté le tigre
Les baleines, stars d’Océans