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2010, la Terre est à l’honneur

8 juillet 2010

2010 a été proclamée par l’Organisation des Nations unies, l’Année internationale de la Biodiversité.

La Terre est donc à l’honneur durant un an.
Une année clé pour que les pays se mobilisent et que les citoyens prennent conscience de l’état et des conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde et trouvent ensemble les moyens de préserver la planète.

Si l’usage du terme est récent, la biodiversité est le résultat de la longue histoire de la terre et de l’évolution du monde vivant.

La biodiversité est le tissu vivant de notre planète. Elle recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie ainsi que toutes les relations et interactions qui existent entre les organismes vivants eux-mêmes et leurs milieux de vie.

La notion même de biodiversité comprend trois niveaux interdépendants : la diversité des milieux de vie à toutes les échelles, la diversité des espèces qui vivent dans ces milieux et la diversité des individus au sein de chaque espèce.

L’année internationale de la biodiversité permettra, à travers différentes manifestations de part le monde – et en France – de :
- renforcer la prise de conscience des citoyens sur l’importance de la sauvegarde de la biodiversité
- sensibiliser l’opinion à propos des réalisations déjà menées à bien
- encourager les personnes, les organisations et les gouvernements à prendre les mesures immédiates nécessaires
- promouvoir des solutions innovantes

Une bonne initiative donc qui sera relayée en 2011 par l’Année internationale des forêts.
Une autre résolution de l’ONU qui invite les gouvernements, les organisations non gouvernementales concernées, le secteur privé et les autres acteurs à faire des efforts concertés de sensibilisation à tous les niveaux pour renforcer la gestion durable, la conservation et le développement viable de tous les types de forêts dans l’intérêt des générations présentes et futures.

Mobilisons-nous ! C’est pour notre bien…et celui de nos enfants !

10 questions pour tester vos connaissances en matière d’étendues sauvages

29 juin 2010

Vous vous dîtes grand voyageur devant l’éternel. Bien.
Vous vous souvenez de tout ce que vous avez vu durant vos nombreux voyages. Parfait.
Vous êtes une véritable encyclopédie des étendues sauvages. Pour sûr.
Vous êtes incollable. Soit.

Alors le petit test suivant ne devrait pas vous effrayer…

1. Dans quel pays peut-on rencontrer le jaguar du Pantanal ?





2. Où se trouve le Perito Moreno ?





3. Le delta de l’Okavango n’atteint jamais l’océan. Mais dans quel pays s’étend-il ?




4. Si le Blyde River Canyon n’est pas en Arizona, où se situe-t-il ?








6. Si vous dormez dans un hôtel de sel en face du Salar de Uyuni, dans quel pays êtes-vous ?




7. Si vous marchez sur les dunes du désert de Gobi, c’est que vous êtes dans quel pays ?




8. Si l’on vous dit Corcovado, cela vous évoque quoi ?




9. Vous observez un ours brun de Carélie. Vous êtes…vous êtes…vous êtes…Bon sang ! Mais c’est bien sûr !




10. Vous effectuez un safari dans le parc d’Amboseli et vous admirez le lever du soleil sur les neiges du Kilimandjaro. Dans quel pays êtes-vous ?














5 tests utiles avant de partir en voyage
Fourrure de félins, saurez-vous les reconnaître ?

Un tunnel sous le désert de Bolivie

14 juin 2010

Quel rapport entre un tunnel sous un désert, une île artificielle, une mer administrée par trois pays et un gisement de lithium ?
Réponse : la Bolivie.

En effet, deux projets actuellement en discussion en Bolivie, vont peut être changer la face de ce pays que l’on dit le plus pauvre d’Amérique du Sud.

L’un repose sur des éléments historiques, des rapports d’éminents économistes et une forte volonté politique.
Enclavé au cœur du continent, la Bolivie n’a eu de cesse depuis la fin du 19ème siècle de revendiquer un accès à la mer à ses voisins du Pacifique. A l’issue de la guerre du Pacifique contre le Chili, la Bolivie a perdu quelques 400 km de côte.
Or, selon un rapport d’éminents économistes américains, “un pays sans port perd chaque année entre 0,6% et 1% de son PIB”. Sur ces bases, la Bolivie a donc perdu 4 milliards de dollars au cours des dix dernières années !
Une peccadille financière qui renforce une volonté nationale farouche d’obtenir un accès souverain à la mer, objectif permanent de l’Etat bolivien et droit inscrit dans la Constitution du pays !

Aujourd’hui un projet audacieux de trois architectes chiliens est à l’examen : il concerne un tunnel de 150 km qui donnerait à la Bolivie un accès à la mer et règlerait par la même occasion les conflits maritimes entre le Pérou et le Chili.
Celui-ci passerait au nord du Chili sous la frontière avec le Pérou et déboucherait sur une île artificielle dans le Pacifique, réalisée avec les remblais du tunnel. L’île appartiendrait à la Bolivie et baignerait dans une nouvelle mer baptisée “mer de la concorde” qui serait administrée par les trois pays.

Source: « Atlas géopolitique des espaces maritimes », éditions Technip

Ainsi, la Bolivie posséderait enfin un débouché vers la mer lui permettant d’exporter ses matières premières (hydrocarbures et minerais), ce qui financerait en partie le coût du tunnel.

L’autre projet repose sur l’exploitation de gisement de lithium en Bolivie.
Ce minerai serait évalué en quantités très importantes sous le Salar de Uyuni, le plus vaste désert de sel du monde mais aussi au Chili et en Argentine. Les réserves de ces trois pays représenteraient officieusement 70% des réserves mondiales de lithium.

Considéré par beaucoup comme l’énergie de demain, le lithium est l’une des deux substances principales – avec le nickel – qui entre dans la composition des futures batteries électriques.

Rien d’étonnant alors que le cours du lithium ne soit passé en trois ans de 300$ à 3 000$.
Rien d’étonnant alors que le président Bolivien, Evo Morales, mobilise la presse et développe une politique de déploiement des investissements étrangers dans son pays.
Rien d’étonnant alors que Bolloré investisse en Bolivie pour sa voiture électrique Bluecar.

La Bolivie deviendra-t-elle une nouvelle puissance mondiale grâce à ces deux projets ? Rien n’est moins sûr.
D’un côté le projet du tunnel est réellement titanesque. Mais n’a-t-on pas construit le tunnel sous la Manche ?
De l’autre, les réserves sont déjà présentes dans le pays. Il ne reste qu’à les exploiter. Mais vite. Avant qu’une nouvelle forme d’énergie face son apparition.

NamibRand Nature Reserve et Wolwedans, en Namibie

5 mai 2010

Pfffff…..! Quelle soif…. et tout ça à traverser !

pas un panneau, pas un bar à l’horizon…

Wolwedans

Sauf peut être cette petite « auberge »…

Wolwedans Dunes Lodge

Wolwedans Dunes Lodge

Soyez les bienvenus à Wolwedans.

Si ce n’est pas le Paradis, ce ne peut être que son annexe.
Parfaitement intégrés à ce paysage sublimé par des dunes aux couleurs changeantes et fascinantes, les lodges de Wolwedans offrent un service d’une grande qualité, à la fois discret et efficace.
Les excursions encadrées par les guides du lodge sont quant à elles remarquables.

Un vrai moment de bonheur.
Une étape de voyage toujours difficile à quitter….

Ouvrez grand vos yeux et découvrez cette nouvelle étape de rêve sur Etendues Sauvages.

Mais attention, vous risquez d’être prendre goût…

Et si vous preniez un bain… à Selous, Tanzanie

9 lieux à ne pas manquer au Pérou

15 mars 2010

Le World Monuments Fund (WMF) est un mouvement de préservation du patrimoine mondial qui, grâce à des programmes comme le World Monuments Watch, se prononce en faveur de la protection de sites à travers le monde, tous plus extraordinaires les uns que les autres.

Et notamment au Pérou.

1. Le site de Chanquillo
Ce complexe, dédié au soleil, serait le plus ancien calendrier solaire découvert au Pérou. Temple composé d’un fort et de 13 tours astronomiques il a été érigé par la civilisation Chavin bien avant le culte du soleil de l’Empire Inca.

2. Le sanctuaire de Pachacamac
Situé au sud de Lima, ce site archéologique est un important complexe religieux composé de monuments imposants tels que le Temple du Soleil, le Temple Peint ou le Temple de la Lune.

3. Le sanctuaire du Machu Picchu
Ville sacrée de l’empire inca, véritable « citée oubliée » avec ses temples, ses terrasses, ses palais, le Machu Picchu est considéré comme une œuvre hautement symbolique de l’architecture de cette civilisation.

4. Les églises de San José et de San Javier
Situées dans la région de Nazca, symbole de la prospérité des Jésuites au 18ème siècle, les églises de San José et de San Javier présentent des façades à la décoration très emblématique de l’architecture baroque.

5. Le site archéologique de Pikillaqta
Niché à quelques kilomètres de Cuzco, l’ancienne capitale, Pikillaqta ou « la Cité des Poux », a été un centre urbain et cérémonial d’importance de la civilisation Huari.

6. L’église San Francisco de Asis
Construite à la fin du 16ème siècle dans la vallée de Marcapata, cette église a été restaurée par des techniques d’entretien transmises de génération en génération. Elle présente une magnifique architecture baroque résultant d’un brassage des cultures espagnole et andine.

7. Le Tambo Colorado
Ce monument, le mieux conservé de l’Empire Inca, à Humay, sur la côte du Pérou, a été construit sous le règne de Pachacutec. Voulant dire Relais Rouge, la couleur dominante des murs, cette ville recèle un enchevêtrement complexe de ruelles et d’escaliers, de places, de palais richement décorés des célèbres niches incas trapézoïdales.

8. L’église Santa Cruz de Jérusalem
Centre culturel et religieux de la communauté jésuite au 16ème siècle basée à Juli, cette église de granit est un mélange d’architecture baroque et de traditions locales.

9. San Pedro Apostol de Andahuaylillas
Construite par les Jésuites au 16ème siècle, cette église de la région de Cuzco, considérée comme la Chapelle Sixtine du Pérou de part la beauté de ses peintures murales, est célèbre aussi pour ses deux orgues, les plus anciennes du continent américain.

L’île de Pâques bientôt sans soleil ?

15 mars 2010

La très chilienne et célèbre île de Pâques, présentera bientôt au monde entier un nouveau phénomène qui ne fera qu’ajouter au mystère qui entoure cette terre lointaine à la beauté surprenante.

Le soleil va brutalement et totalement à disparaître au-dessus de Rapa Nui !
Le 10 juillet 2010, vers 20h11 UTC, la septième éclipse totale du soleil du siècle verra…le jour !
Pendant près de 5 minutes, 283 secondes exactement, l’île la plus isolée du monde qui se trouve à près de 2 000 km de la première habitation et à plus de 3 700 km des côtes du Chili, va être plongée dans la nuit la plus profonde.

L’ambiance risque d’être des plus mystérieuses le long des ahus où se dressent les lourds moaïs, statues de pierre imposantes, ou aux fins fonds des Ranos volcaniques.

La lune occultera complètement le soleil en provoquant une éclipse parmi les plus longues du 21ème siècle.

Des îles Cook en passant par Tahiti qu’elle ratera de peu, jusqu’aux contreforts de la Patagonie où l’on pourra assister alors à un phénomène exceptionnel et splendide, un « coucher de soleil noir », cette éclipse sera un événement rarissime, pour lequel les places risquent d’être chères…

A vos lunettes !

Du canoë à Ushuaia, en Patagonie

Les baleines, stars d’Océans

24 février 2010

Il est de ces lieux épars sur la planète qui avec vigueur et espoir tentent de se protéger de toute adversité.
Il est de ces lieux où le temps semble s’être arrêté, suspendu comme par magie par on ne sait quel artifice facétieux.
Il est de ces lieux où l’homme y demeure l’animal le plus curieux, un drôle de bipède aux yeux de la faune locale, souvent endémique.
Il est de ces lieux qui semblent être la mémoire vivante de la Terre, de véritables sanctuaires, sensibles, fragiles mais déterminés à préserver la beauté originelle de notre planète. La vie.

Il est de ces lieux que l’on découvre avec bonheur dans le film de Jacques Perrin, Océans.


Comme au nord de l’Arctique avec la petite île de Coburg ou avec les îles Cocos au large du Costa Rica ou bien encore avec l’île Ferdinanda à l’extrême ouest des Galapagos ou bien encore avec l’île de Coronados dans la mer de Cortez, l’île Socorro au large du Mexique, l’île Rurutu en Polynésie française, l’île Sainte Marie proche de Madagascar…

Autant de lieux intimes où se pressent des animaux épris d’une liberté qu’on leur envie.
Aigles, cormorans, iguanes marins, phoques, otaries, morses, araignées de mer, poissons de toutes espèces, ours polaires, requins en tout genre, tortues et raies de toutes tailles.

Pure sensation. Pure émotion.

Mais la star du film, la vedette incontestée, demeure la baleine.
Baleine bleue, rorqual de Bryde, baleine à bosse. Nageant, sautant, parlant, cajôlant, jouant, ces monstres marins, les plus gros animaux que la Terre n’ait jamais portés, éclairent de leur puissance, de leur fluidité, de leur douceur et de leur élégance la nuit des océans.
Dans ce film, les baleines y sont filmées de main de maître par des techniciens avides d’accompagner leur mouvement, désireux d’escorter la dynamique de leurs déplacements, conscients et gourmands de ce contact privilégié, peu scrupuleux du temps qui passe et s’efface en leur compagnie.

Profitons sans relâche de ces instants trop rares où l’animal se livre en toute innocence et avec envie, jusqu’à ne plus être considéré par l’homme qui le filme ou le regarde comme un animal mais bien comme un compagnon de jeu encore méconnu, un voisin d’élément différent, un habitant à part entière d’une planète commune.

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Sur les traces du Jaguar du Pantanal, Brésil
Rencontre en Inde avec sa majesté le tigre