Retours de voyages

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Impressions et témoignages de retour de voyage

 

Sur les traces du Jaguar du Pantanal

22 février 2010

Tous ceux qui sont un jour partis explorer le Pantanal, cette fabuleuse zone humide bréslienne submergée par d’incessants méandres, ont pu se laisser envahir d’émotion devant le ballet insolent des loutres géantes, la beauté colorée et sonore de l’ara hyacinthe, la chasse sauvage des caïmans yacaré, le vol trépidant de l’oiseau-mouche ou devant les facéties des si familiers singes capucins.

Mais si les yeux des explorateurs demeurent écarquillés devant tant de beautés réunies en un seul lieu, ils restent néanmoins à l’affût en un mouvement incessant, scrutant frénétiquement chaque recoin de l’immensité verte et aquatique qui se presse devant eux, appeurés à l’idée de rater la découverte la plus fabuleuse du siècle, effrayés à l’idée de manquer La rencontre.

La rencontre avec le jaguar.

Même furtive, rapide, distante, cette rencontre doit avoir lieu. Il ne peut en être autrement.
Venir ici, en ces lieux magiques mais retranchés, sancutaire incroyable d’une faune et d’une flore époustouflantes et protégées, et ne pas voir – on se contente d’un « apercevoir » – sa majesté jaguar serait une pure gabegie, tant le seigneur de ces lieux, l’emblème du Pantanal, l’animal mythique de nombreuses civilisations, rivalise de puissance, de force et d’élégance…

…Mais aussi beaucoup de discrétion ! Alors patience…

Pour les autres , quelques images du dernier film de Ronan Fournier.

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Mongolie, terre de rencontres

15 février 2010

Il ne vous faudra parcourir que 7 047 km pour franchir la distance qui sépare Paris, cité urbaine par excellence, à Oulan-bator, capitale de la Mongolie, pays du « vertige horizontal« .
Je me suis longtemps demandé ce que pouvait bien représenter cette expression. Un vertige, cela a toujours été pour moi une sensation désagréable, une déconnexion du corps, « une illusion de déplacement de l’environnement, » comme le dit si bien mon médecin virtuel.
Et puis je suis tombé sur le livre de Patrick Bard au titre éponyme.
Et puis j’ai rencontré, Bruno Morandi, un photographe amoureux fou de la Mongolie et de sa charmante compagne Tuul…et puis j’ai compris.

Les images ont pris corps dans mon esprit : des cavaliers, des steppes à perte de vue, des conquérants, Gengis Khan, des plaines, des chevaux galopant, l’immensité, la liberté, le frisson…le vertige.
J’ai compris que la Mongolie était l’une de ces dernières et toujours trop rares étendues sauvages oubliées sur notre petite planète.
J’ai compris que la Mongolie était l’un de ces territoires où l’homme et la Nature ne font qu’un.
J’ai compris que la Mongolie était un pays où la rencontre avec l’autre était encore possible. D’ailleurs les yourtes ne sont-elles pas orientées plein sud, « par où rentrent les amis et le soleil », c’est tout dire…
« L’apport d’autrui est d’autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande » disait Albert Jacquard. Vivez la Mongolie et vous reviendrez riche de coeur et d’esprit.
J’ai compris que c’était maintenant qu’il fallait profiter de cette terre étrange, sereine, authentique, dure, hospitalière et magnifique.

Alors j’ai pris à mon compte un proverbe mongol qui dit que « La vie est un voyage, il suffit d’être prêt pour que l’occasion se présente. »

Je suis prêt.

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Rendez-vous en terre inconnue – France 2

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Rencontre en Inde avec sa majesté le tigre

25 novembre 2009

C’est toujours un plaisir immense que de visiter les principales réserves d’Inde, et notamment les étendues sauvages de Bandhavgarh et de Ranthambore, royaumes de ce fabuleux félin rayé qu’est le tigre.

Symbole national incontournable, le tigre est omniprésent dans la culture indienne. Aucune autre culture au monde n’a élaboré un tel rapport à la nature et aux animaux à tel point que les premières réserves naturelles indiennes dates du… 4ème siècle av. J.-C. du fait de l’Empereur Ashoka. Animal chasseur par excellence et donc symbole référent de la caste guerrière, le tigre évoque l’énergie, la puissance et la férocité mais aussi dans la religion bouddhiste, la foi, l’effort spirituel.

La fascination qu’exerce cet animal, fauve énigmatique, effrayant et sublime à la fois, est paradoxalement, l’une des raisons majeures de la chasse intensive qui a décimé l’espèce. De plus de 40 000 individus en Inde il y a un siècle ses effectifs sont passés à moins de 2 000 avant qu’Indira Gandhi ne mette en place le premier Project Tiger en déclarant l’espèce protégée en 1973. A cette époque le ministère de l’Environnement estimera que « le tigre est un symbole de la vie sauvage et du bon fonctionnement de l’écosystème donc le sauver est crucial pour la survie de l’homme ». Si le décompte officiel indien recense aujourd’hui un peu plus de 1 500 individus, certains organismes de protection de la nature seraient plus alarmistes et avanceraient le chiffre de 800 tigres !

Avancée démographique, industrialisation massive, agriculture intensive sont autant d’éléments qui rendent délicate la protection actuelle du tigre. Les animaux étendent leur territoire pour survivre et les villageois s’enfoncent dans la forêt pour subvenir aux besoins d’une population en hausse. Or ce territoire est historiquement et culturellement un territoire partagé entre l’homme et la nature. Il s’agit donc plus, d’un point de vue indien, d’un problème de définition de l’espace, occupé conjointement par l’homme et le tigre plutôt qu’un problème de surpopulation humaine.

Gageons que dans les années à venir une redéfinition d’un nouveau Project Tiger soit mise à l’étude et que des solutions, portant un regard plus holistique sur cette problématique, sauront être élaborées et approuvées par l’ensemble des communautés.

Pour le bien du tigre et le bonheur de tous.

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En direct du Masaï Mara

23 novembre 2009

Pendant huit jours Jean-François et Fany ont parcouru les étendues sauvages du Kenya en compagnie du photographe Michel Denis-Huot au cours d’un Safari exceptionnel dans le Masai Mara.

Le 20 janvier
Premier après-midi riches en évènements puisque nous avons vu une chasse de lionnes.

Lionne en chasse

Lionne en chasse

Difficile de faire des photos, comme souvent mais l’intensité du moment était bien là.
Le Masai Mara est très sec, les plaines sont très jaunes…

Le 21 janvier
Orages bien présents sur les plaines du Mara. Journée de safari complète qui nous a permis de voir un beau léopard…

Le 22 janvier
Journée extraordinaire ! Un moment qui va faire longtemps faire parler de lui…
Nous avons retrouvé le jeune léopard que Michel suit depuis sa naissance. Khali a maintenant neuf mois et aujourd’hui sa mère a décidé de…. monter sur le capot de la voiture de Michel !
Autant dire que les images vont rapidement circuler !

Le 23 janvier
Après les léopards d’hier, nous avons aujourd’hui retrouvé les trois frères guépards, bien connus et régulièrement suivis par Michel dans le Masai Mara.
Les orages se succèdent et nous quittons la région de Governors pour une région du Mara peut être plus clémente.

Le 24 janvier
Michel a retrouvé aujourd’hui la famille de lions connue sous le nom de la troupe de la maternité.

Lion et hippopotame

Lion et hippopotame

Et c’est bien la première fois que nous voyons de jeunes lions s’en prendre à un hippo vagabond.
Peu de chance pour eux d’avoir un hippo pour le dîner. Le spectable relève plus du jeu.

Fin d’après-midi passée à observer une parade de Outardes Kori, le plus gros oiseau africain capable de voler. Il n’y a pas que les prédateurs…

Le 25 janvier
Après de très gros orages à l’horizon hier en fin de journée (heureusement nous avons échappé à l’un d’entre eux très violent), nouvelle journée passée dans le Mara. Cette fois avec une femelle guépard et ses petits de trois mois.
Chaque jour apporte son lot de nouvelles scènes, de nouvelles émotions.

Le 26 janvier
C’est la semaine guépards dans le Masai Mara !
Après les trois frères et une femelle et ses petits de trois mois, nous découvrons aujourd’hui une autre femelle et ses sept bébés d’environ quatre semaines. Très vulnérables, nous essayons de ne pas les perturber et ne restons pas longtemps avec eux…
Toujours de violents orages en fin d’après-midi avec de magnifiques ciels…

Le 27 janvier
Dernière journée de safari avec Michel Denis-Huot et derniers ciels d’orages, caractéristiques du Masai Mara à cette saison.
Ainsi s’achève cette semaine intense, riche en observations et en émotions.

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