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Un tunnel sous le désert de Bolivie

14 juin 2010

Quel rapport entre un tunnel sous un désert, une île artificielle, une mer administrée par trois pays et un gisement de lithium ?
Réponse : la Bolivie.

En effet, deux projets actuellement en discussion en Bolivie, vont peut être changer la face de ce pays que l’on dit le plus pauvre d’Amérique du Sud.

L’un repose sur des éléments historiques, des rapports d’éminents économistes et une forte volonté politique.
Enclavé au cœur du continent, la Bolivie n’a eu de cesse depuis la fin du 19ème siècle de revendiquer un accès à la mer à ses voisins du Pacifique. A l’issue de la guerre du Pacifique contre le Chili, la Bolivie a perdu quelques 400 km de côte.
Or, selon un rapport d’éminents économistes américains, “un pays sans port perd chaque année entre 0,6% et 1% de son PIB”. Sur ces bases, la Bolivie a donc perdu 4 milliards de dollars au cours des dix dernières années !
Une peccadille financière qui renforce une volonté nationale farouche d’obtenir un accès souverain à la mer, objectif permanent de l’Etat bolivien et droit inscrit dans la Constitution du pays !

Aujourd’hui un projet audacieux de trois architectes chiliens est à l’examen : il concerne un tunnel de 150 km qui donnerait à la Bolivie un accès à la mer et règlerait par la même occasion les conflits maritimes entre le Pérou et le Chili.
Celui-ci passerait au nord du Chili sous la frontière avec le Pérou et déboucherait sur une île artificielle dans le Pacifique, réalisée avec les remblais du tunnel. L’île appartiendrait à la Bolivie et baignerait dans une nouvelle mer baptisée “mer de la concorde” qui serait administrée par les trois pays.

Source: « Atlas géopolitique des espaces maritimes », éditions Technip

Ainsi, la Bolivie posséderait enfin un débouché vers la mer lui permettant d’exporter ses matières premières (hydrocarbures et minerais), ce qui financerait en partie le coût du tunnel.

L’autre projet repose sur l’exploitation de gisement de lithium en Bolivie.
Ce minerai serait évalué en quantités très importantes sous le Salar de Uyuni, le plus vaste désert de sel du monde mais aussi au Chili et en Argentine. Les réserves de ces trois pays représenteraient officieusement 70% des réserves mondiales de lithium.

Considéré par beaucoup comme l’énergie de demain, le lithium est l’une des deux substances principales – avec le nickel – qui entre dans la composition des futures batteries électriques.

Rien d’étonnant alors que le cours du lithium ne soit passé en trois ans de 300$ à 3 000$.
Rien d’étonnant alors que le président Bolivien, Evo Morales, mobilise la presse et développe une politique de déploiement des investissements étrangers dans son pays.
Rien d’étonnant alors que Bolloré investisse en Bolivie pour sa voiture électrique Bluecar.

La Bolivie deviendra-t-elle une nouvelle puissance mondiale grâce à ces deux projets ? Rien n’est moins sûr.
D’un côté le projet du tunnel est réellement titanesque. Mais n’a-t-on pas construit le tunnel sous la Manche ?
De l’autre, les réserves sont déjà présentes dans le pays. Il ne reste qu’à les exploiter. Mais vite. Avant qu’une nouvelle forme d’énergie face son apparition.

9 lieux à ne pas manquer au Pérou

15 mars 2010

Le World Monuments Fund (WMF) est un mouvement de préservation du patrimoine mondial qui, grâce à des programmes comme le World Monuments Watch, se prononce en faveur de la protection de sites à travers le monde, tous plus extraordinaires les uns que les autres.

Et notamment au Pérou.

1. Le site de Chanquillo
Ce complexe, dédié au soleil, serait le plus ancien calendrier solaire découvert au Pérou. Temple composé d’un fort et de 13 tours astronomiques il a été érigé par la civilisation Chavin bien avant le culte du soleil de l’Empire Inca.

2. Le sanctuaire de Pachacamac
Situé au sud de Lima, ce site archéologique est un important complexe religieux composé de monuments imposants tels que le Temple du Soleil, le Temple Peint ou le Temple de la Lune.

3. Le sanctuaire du Machu Picchu
Ville sacrée de l’empire inca, véritable « citée oubliée » avec ses temples, ses terrasses, ses palais, le Machu Picchu est considéré comme une œuvre hautement symbolique de l’architecture de cette civilisation.

4. Les églises de San José et de San Javier
Situées dans la région de Nazca, symbole de la prospérité des Jésuites au 18ème siècle, les églises de San José et de San Javier présentent des façades à la décoration très emblématique de l’architecture baroque.

5. Le site archéologique de Pikillaqta
Niché à quelques kilomètres de Cuzco, l’ancienne capitale, Pikillaqta ou « la Cité des Poux », a été un centre urbain et cérémonial d’importance de la civilisation Huari.

6. L’église San Francisco de Asis
Construite à la fin du 16ème siècle dans la vallée de Marcapata, cette église a été restaurée par des techniques d’entretien transmises de génération en génération. Elle présente une magnifique architecture baroque résultant d’un brassage des cultures espagnole et andine.

7. Le Tambo Colorado
Ce monument, le mieux conservé de l’Empire Inca, à Humay, sur la côte du Pérou, a été construit sous le règne de Pachacutec. Voulant dire Relais Rouge, la couleur dominante des murs, cette ville recèle un enchevêtrement complexe de ruelles et d’escaliers, de places, de palais richement décorés des célèbres niches incas trapézoïdales.

8. L’église Santa Cruz de Jérusalem
Centre culturel et religieux de la communauté jésuite au 16ème siècle basée à Juli, cette église de granit est un mélange d’architecture baroque et de traditions locales.

9. San Pedro Apostol de Andahuaylillas
Construite par les Jésuites au 16ème siècle, cette église de la région de Cuzco, considérée comme la Chapelle Sixtine du Pérou de part la beauté de ses peintures murales, est célèbre aussi pour ses deux orgues, les plus anciennes du continent américain.

Une spécialiste de l’Amérique latine

4 janvier 2010

Elle a parcouru les rides désertiques de l’Atacama, foulé les terres de légendes de la Terre de feu, plongé dans les eaux turquoises de Los Roques, gravi les marches du Machu Picchu, traversé le territoire du Chiapas, caressé les baleines en Basse Californie, escaladé les flancs glacés de Patagonie, savouré les rives chaudes de Samana, arpenté les chemins de Torres del Paine, goûté à la saveur du lac Atitlán, pénétré les forêts humides du Monteverde, admiré Rio de Janeiro, poursuivi le jaguar dans le Pantanal…pour finalement poser ses carnets de voyages sur les bancs de Etendues-Sauvages en ce début d’année !

Ce globe-trotter intrépide qui excelle dans l’art de ne pas voyager comme tout le monde, fervent défenseur de la découverte de l’inconnu, admirateur des territoires vierges et des rencontres humaines, c’est Rachel, notre spécialiste – vous l’aurez compris – de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud.

Elle est d’ores et déjà à l’écoute de tous ceux qui voudraient parcourir ces contrées latines pour leur concocter un voyage dont elle seule a le secret !

Tous nos voeux l’accompagnent.

Bienvenida Rachel !